L’association

à propos

L’idée de faire quelque chose pour ces enfants qui souffrent des conséquences de leur différence cognitive est née durant l’été 2014 après une année passée à instruire mon aîné en famille.

Là où tout à commencé …

J’avais remarqué depuis un certain temps déjà un décalage entre sa vivacité d’esprit et le fait qu’il n’a jamais été « scolaire » : remplir des fiches d’exercices assis sur une chaise ne l’intéressait pas mais trouvait fascinant de démonter tout ce qui lui passait entre les mains, et ce, pour comprendre comment ça fonctionne (veilleuse, voiture télécommandée …), être tellement à l’aise à l’oral, vouloir être paléontologue dès l’âge de 6 ans, ce regard scrutant tout ce qui l’entourait … Il y avait ce quelque chose qui posait question surtout durant cette année d’ief qui correspondait au niveau CP. Là où on apprend à lire, il déchiffrait seulement les nombres, de la plaque de porte aux numéros de références de sa boîte de Lego. Non, les lettres ne l’intéressaient aucunement … Néanmoins, il fallait bien avancer dans ses apprentissages. C’est là que je me souviens qu’en Moyenne section, alors qu’il était scolarisé dans une structure utilisant la pédagogie Montessori, le matériel consacré au langage ne le fascinait guère soubhana Allah. Tandis qu’avec les matériaux scientifiques, il pouvait passé plusieurs séances d’affilés sur les mêmes (escalier marron, les barres rouges, le trinôme) …

Une rencontre décisive …

Fin juin, j’assiste à une conférence d’une éducatrice spécialisée sur le thème : « Comment bien communiquer avec mon enfant ? ». Je me dis que si c’est moi le problème il fallait que je le sache. J’étais déterminée à savoir ce qu’il se passait. Je ne sortirais pas de cette salle avant de le savoir. J’ai invoqué Allah pour que ce soit le cas.

En fin d’intervention, je me lance et interroge cette soeur qui au début ne sais pas. Mais je veux savoir alors je l’interroge de plus belle en lui expliquant dans quelles conditions j’ai instruit tant bien que mal à mon fils.

Et là, elle me dit :

Tu sais, beaucoup d’enfants précoces sont en échec scolaire. Si tu veux je connais une soeur psychologue spécialiste des enfants surdoués.

Sur le coup, je ne comprends pas trop (je comprendrais plus tard que c’est à cause des idées reçues que l’on en a) mais comme j’étais prête à tout pour comprendre mon enfant et surtout l’aider à avancer dans ses apprentissages j’accepte de prendre ses coordonnées.

Rendez-vous pris …

Le RDV est fixé 3 semaines plus tard … C’est trop long … Je cherche sur internet et surtout sur youtube en tapant « enfant surdoué » et tombe sur plusieurs conférences dont une de cette psychologue. Et là :

Impression qu’elle parle de mon fils alors qu’elle ne l’a jamais rencontré soubhana Allah !

Les résultats de la passation du test le confirmeront alhamdouli-Llâh … et depuis on ne cesse de l’accompagner avec des (très) hauts et des (très) bas en consultant divers spécialistes et en collaborant avec les différentes structures scolaires où nous l’avons inscrit.

C’est là que je me dis qu’il ne doit pas être le seul. Que des enfants souffrent sans que les adultes qui les entourent ne sachent les aider et surtout les comprendre. Il faut que quelque chose soit fait ! C’est un devoir !

Des associations s’adressant aux parents des enfants intellectuellement précoces existent, mais la Oumma qu’en est-il ? Est-elle sensibilisée ? Est ce que ces enfants sont pris en compte dans les établissement scolaires privés ?

« Oumma Poten’Ciel » …

Maintenant, comment passer concrètement à l’action. Quelle forme prendra t-elle ?

Se sera une association 1901, avec comme atout l’apport des enseignements de notre religion. Dans le sens où, toute personne ayant un Haut Potentiel Intellectuel, s’est très tôt posée des questions existentielles et que l’Islam y répond de manière claire et limpide, alhamdouli-Llâh. Ceci s’explique par une quête viscérale de sens à tout ce qui est, à tout ce qui l’entoure, au sens de la vie … de sa vie.

A partir de là, il faut lui trouver un nom. Un nom qui fasse sens … Se sera « Oumma Poten’Ciel ». « Poten’Ciel » comme « Haut Potentiel ». Et « Ciel » faisant référence à ce lien transcendant que l’on entretien avec Allah (Allahou fî sama’) à travers nos ‘ibadat (actes d’adorations tels que les invocations, le dhikr, la prière, la lecture du coran, …).

C’est aussi le rappel que c’est bien Lui qui nous a créé tel que l’on est avec nos qualités, nos défauts, et donc aussi nos particularités qui fait de chacun d’entre nous un être unique … en toute humilité, incha Allah.

Découverte de ce qu’est le « Haut Potentiel » …

Depuis ce jour, je ne cesse de comprendre encore et encore ce que ce fonctionnement cognitif si particulier  implique pour celles et ceux qui, enfants comme adultes, en sont dotés alhamdouli-Llâh. Et aussi, comment il s’explique aujourd’hui …

Au fil de mes lectures, de clic en clic, je découvre sa complexité soubhana Allah. C’est alors que je me suis intéressée aux neurosciences, à la psychologie et à tous les domaines ou presque où il en est question, comme les troubles de l’apprentissage notamment.

Se pose alors la question du partage d’information et sans hésiter les réseaux sociaux sont les plus efficaces. Se sera la première activité de l’association. Dans un second temps viendra le site internet et ensuite les rencontres, les partenariats etc, incha Allah.

 

« Quiconque rend les choses faciles à quelqu’un en difficulté, Allah lui rend les choses faciles dans ce monde et dans l’autre. »

Hadîth sahîh

 

 

EN SAVOIR PLUS

 

 
Fatima K.
Fondatrice d’Oumma Poten’Ciel
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